

Publié le 17/10/2025

FRANCE URBAINE
« Réconcilier urgence budgétaire et vision d’avenir », tel était l’intitulé de la table-ronde à laquelle je participais vendredi matin lors des journées nationales de France Urbaine au Creusot. Un débat particulièrement d’actualité à l’heure de l'examen du Projet de loi de finances 2026 et à moins de 6 mois désormais des prochaines élections municipales.
Oui, Les collectivités ont besoin de se projeter mais comment le peuvent-elles si, dans le PLF, l’État revient sur sa parole et pénalise les budgets locaux (diminution des compensations des recettes locales supprimées, réduction du périmètre du FCTVA, « dilico » sans garantie de reversement, etc.). Sans cette nécessaire prévisibilité comment créer un climat de confiance entre les collectivités et l’État ?
Qui plus est, comment conforter les collectivités qui, face à l’intensification des crises, ont besoin de recettes nouvelles ? Le dérèglement climatique nous place face à un mur d’investissement pour lequel il faut inventer de nouveaux modes de financements. Avec le groupe de travail sur le financement des territoires constitué au sein de la délégation aux collectivités territoriales, nous formulerons des propositions de recettes nouvelles.
Et puis, si l’on remet sur le métier l’ouvrage de la décentralisation, qu’en est-il du rôle de l’État ? Les discussions qui vont s’ouvrir ne doivent pas se limiter à la répartition des compétences. Il ne faut pas moins d’État mais un meilleur État. En somme, un État qui fasse confiance aux territoires.