

Publié le 03/07/2025
La semaine passée, je présentais au Sénat mon rapport sur le financement de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL). Une étape de plus, essentielle pour faire entendre les solutions que nous portons au sein de la Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation de l’Assemblée nationale.
Le constat est sans appel : après avoir contribué pour plus de 100 milliards d’euros au renflouement d’autres régimes privés (notamment celui des agriculteurs), le régime de retraite des fonctionnaires territoriaux est désormais déficitaire.
Des recommandations de la mission d’inspection, le Gouvernement n’a retenu qu’une seule mesure : augmenter les cotisations des employeurs territoriaux. C’est une orientation pour le moins inquiétante puisqu’elle alourdit encore les charges des collectivités locales, sans régler le déficit structurel, ce qui pourrait fragiliser l’emploi public local par un recours accru aux contractuels.
A cette décision, la délégation aux collectivités territoriales que je préside propose une alternative qui se décline en 10 mesures concrètes, incluant notamment une meilleure prévention de l’usure professionnelle.
Nos préconisations, solides, fruit du travail d’experts, d’élus et de syndicats généreraient 1,6 milliard d’euros dès 2026, soit plus que le gain attendu par la hausse des cotisations. Concrètement, elles permettraient une annulation de cette hausse et offriraient une année blanche aux budgets des collectivités.
Je salue la qualité d’écoute et l’intérêt suscité par les solutions que je présentais. J’ai espoir en la perspective de travail commun, en la synergie entre les deux chambres impulsée.
Rendez-vous à la rentrée pour poursuivre ce travail de persuasion nécessaire. Je serai pleinement engagé pour faire bouger les lignes du PLFSS en ce sens !